Éric Tiecheu analyse l'établissement d'un Sénat au Bénin et l'élection de Patrice Talon comme son premier président le 6 juin 2024. L'organe législatif est composé de 25 membres désignés par le chef de l'État, Romuald Wadagni, plutôt que par des élections publiques. 

Cette nouvelle institution comprend des figures politiques de premier plan telles que les anciens présidents Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi. Le programme caractérise ce développement comme un coup de maître stratégique de Patrice Talon pour maintenir un contrôle absolu sur la gouvernance du pays. Les critiques soutiennent que cette manœuvre reflète l'influence persistante de la France au Bénin, suggérant que le gouvernement actuel manque d'une véritable indépendance.

En s'assurant ce poste, Patrice Talon continue de fait à dicter la politique en coulisses, garantissant que son influence reste incontestée bien après son mandat présidentiel. Cette centralisation du pouvoir soulève des inquiétudes quant à l'état de la démocratie au Bénin et à la lutte du continent pour dépasser les dynamiques de pouvoir de l'ère coloniale.

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