Banda Kani aborde la falsification systémique de l'histoire concernant le continent africain. Il soutient que les chercheurs occidentaux imposent un modèle de progrès linéaire et biaisé qui rejette l'héritage africain en privilégiant les archives écrites au détriment des traditions orales.
Ce cadre qualifie de fait l'Afrique de préhistorique, un récit utilisé pour justifier la colonisation intellectuelle et le contrôle économique extérieur continu par des institutions comme le FMI et la Banque mondiale. Les avancées numériques ont instauré une nouvelle ère de néo-falsification, où les biais algorithmiques et la mise en données de l'expérience humaine déforment davantage les réalités historiques.
Banda Kani soutient que cette tendance menace d'effacer les diverses identités culturelles au profit d'un futur homogénéisé et centré sur la technologie. Par conséquent, les penseurs panafricanistes s'emploient activement à se réapproprier leur récit historique comme un acte vital de décolonisation. Ils contestent la domination des cadres eurocentrés pour affirmer que les civilisations africaines possèdent des trajectoires de développement uniques et légitimes qui méritent d'être reconnues.




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