Charte du MANDÉ

Le gouvernement du Sénégal a soumis un projet de révision constitutionnelle qui remplace la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 par la Charte du Mandé dans son préambule. Cette initiative, menée par le président Bassirou Diomaye Faye, vise à ancrer les valeurs africaines endogènes au sein de la loi fondamentale de la nation et marque une rupture avec l'héritage colonial français. Les partisans voient cette transition comme un acte vital de réappropriation identitaire et de décolonisation intellectuelle.

Issue du Kurukan Fuga de 1236, la Charte du Mandé est reconnue par beaucoup comme l'une des plus anciennes constitutions écrites au monde, mettant l'accent sur la paix sociale, la dignité humaine et l'abolition de l'esclavage. En intégrant ces principes historiques, l'administration actuelle cherche à placer l'être humain au centre de la société et de la gouvernance. Ce mouvement reflète une tendance plus large à travers le continent visant à établir des références juridiques africaines antérieures aux idéaux des Lumières européennes.

Bien que certains s'interrogent sur les motivations politiques derrière ce changement, les partisans soutiennent qu'il représente une véritable renaissance de la gouvernance et de la cohésion sociale africaines. En adoptant ces valeurs traditionnelles, l'État entend promouvoir un sens plus fort de la responsabilité communautaire et du respect mutuel entre les citoyens. En fin de compte, ce changement constitutionnel sert d'engagement symbolique et pratique à donner la priorité au bien-être et à l'intégrité du peuple sénégalais.

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