La CPI ( Cour Pénale Internationale )

Géostratégie: La CPI se dit préoccupée par le retrait des pays de l’AES. Justice aux ordres ? est une édition de Parole aux Panafricanistes qui analyse la réaction de la Cour pénale internationale suite à la décision du Burkina Faso, du Mali et du Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), de se retirer du Statut de Rome.

Critiques de la justice internationale

L’Assemblée des États parties de la CPI exprime de vives inquiétudes face à ce retrait, craignant un affaiblissement de la justice internationale. En réponse, les régimes militaires de l’AES qualifient la juridiction de La Haye d’instrument de répression néocolonialiste. Les intervenants dénoncent une justice à géométrie variable, soulignant que la CPI s’est longtemps concentrée sur l’Afrique tout en restant inefficace ou silencieuse face aux actions des grandes puissances occidentales ou de leurs alliés, notamment concernant les conflits en Palestine, en Irak ou en Afghanistan.

Vers une souveraineté africaine

Le débat souligne une rupture croissante entre les instances internationales et les aspirations souverainistes du Sud global. Pour les pays de l’AES, ce retrait vise à prévenir l’ingérence extérieure et à protéger leurs dirigeants et forces armées de poursuites perçues comme partiales. Les intervenants appellent les autres nations africaines à suivre cet exemple et à privilégier la création de mécanismes judiciaires régionaux. En conclusion, la CPI est perçue par ses détracteurs non comme une institution universelle, mais comme un bras judiciaire au service d’agendas géopolitiques occidentaux destinés à maintenir une forme de tutelle sur le continent africain.

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