Au Cameroun, une récente révision constitutionnelle a suscité un débat, l'opposition la qualifiant de « révolution » et de « coup d'État constitutionnel », tandis que le parti au pouvoir la considère comme une « évolution » nécessaire.
Cette révision, adoptée le 4 avril, introduit un vice-président nommé par le chef de l'État pour gérer la succession, remplaçant le président du Sénat dans ce rôle. Les détracteurs soutiennent que cela contourne la volonté du peuple, car le vice-président n'est pas élu, et qu'un changement aussi fondamental devrait faire l'objet d'un référendum, citant des précédents historiques où les changements constitutionnels impliquaient une consultation populaire.
L'UPC, représentée par Bernard Chaye, condamne fermement cette initiative, y voyant un « détournement » et un « coup d'État » qui permet au parti au pouvoir d'installer un successeur choisi sans mandat populaire.
Des inquiétudes sont également soulevées quant à la marginalisation potentielle de la communauté anglophone, car le précédent historique d'un vice-président anglophone est ignoré.
La discussion pose la question de savoir si le président Paul Biya cherche une « sortie honorable » ou s'il tente d'établir une forme de monarchie, avec des prédictions selon lesquelles le parti au pouvoir pourrait ne pas survivre à son mandat.




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