Au 26ème jour de la guerre, Donald Trump a affirmé que des négociations sérieuses étaient en cours avec l'Iran pour mettre fin aux hostilités, suggérant même un accord en 15 points. Cependant, Téhéran a immédiatement démenti ces affirmations, les qualifiant de « négociations avec eux-mêmes ».
Cette situation, marquée par le report d'un ultimatum américain, est perçue par certains comme une stratégie de pression maximale doublée d'un bluff diplomatique. Des questions se posent sur les raisons pour lesquelles les États-Unis appellent désormais à un cessez-le-feu et pourquoi les frappes de représailles de l'Iran ne sont pas largement rapportées.
L'invité, le journaliste et homme politique Hilaire Hamoukoue, suggère que les États-Unis pourraient tenter d'instrumentaliser certains Iraniens, à l'instar de ce qui s'est passé en Libye, mais estime que l'Iran n'est pas la Libye et que le contexte est différent. Il se demande également si les États-Unis ne sont pas à court de munitions, notant leurs difficultés en Ukraine et le coût élevé de la guerre.
Le président américain maintient que les négociations avec des responsables iraniens non identifiés ont été très positives et a évoqué un possible changement de régime. Cependant, l'Iran nie catégoriquement toute négociation en cours, qualifiant ces déclarations d'auto-négociations.
Ces déclarations interviennent alors que les frappes israéliennes sur l'Iran se poursuivent, certains journalistes occidentaux rapportant une suspension de cinq jours des frappes américaines sur les infrastructures clés. L'analyse suggère que les déclarations de Trump pourraient être une manœuvre de communication pour projeter sa force ou diviser les dirigeants iraniens, bien que cela soit jugé inefficace. Le contexte géopolitique plus large implique un projet américain potentiel de contrôle du Moyen-Orient et de déstabilisation de la Chine, similaire aux actions en Ukraine visant à contrôler la Russie.
Le report des frappes sur les infrastructures énergétiques iraniennes est considéré par certains comme un bluff, avec la crainte que cette période de cinq jours ne soit utilisée pour des frappes réelles, car la confiance dans les déclarations américaines est faible. Il est supposé que les États-Unis ne négocient pas avec les autorités iraniennes mais plutôt avec un groupe d'opposition qu'ils tentent de mettre en place pour remplacer les dirigeants actuels.




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