Les razzias négrières
Le débat porte sur la responsabilité historique de l'Église catholique concernant l'esclavage. Alors que le pape Nicolas V a légitimé la soumission et l'esclavage des populations africaines par des bulles pontificales, le pape Léon XIV a récemment demandé pardon dans une encyclique pour le retard du Vatican à condamner ce fléau. Cette démarche, inédite par sa reconnaissance de la responsabilité institutionnelle, suscite toutefois un scepticisme profond.
Bibou Éhang souligne que ce pardon semble relever de la stratégie plutôt que de la sincérité. Il argue que l'Église catholique a bâti sa richesse, notamment ses basiliques et ses réserves d'or, sur le pillage et l'esclavage. L'absence d'actes concrets, tels que la restitution des œuvres d'art africaines spoliées ou la compensation financière, est perçue comme une preuve de la continuité des méthodes coloniales. Pour ces critiques, le pardon sans réparation est un acte creux qui ignore le traumatisme profond infligé au continent africain.
En définitive, la demande de pardon de Léon XIV est perçue par notre invité, Bibou Éhang comme une manœuvre dilatoire face à la montée en puissance du panafricanisme et au déclin de l'influence occidentale. Le refus de restituer les biens acquis illégalement maintient, selon lui, les structures de domination héritées de l'histoire esclavagiste.




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