Une phrase de Marcus Garvey

Les préjugés raciaux des blancs contre les noirs sont liés, non pas tant à la couleur de la peau, qu'à la condition ; nous n'avons pas construit de nation, de gouvernement, nous dépendons des autres pour notre existence économique et politique.


Biographie de Marcus Garvey

Marcus Garvey a beaucoup joué dans la naissance du Panafricanisme. Très peu savent qu'il fut celui qui inspira Malcolm X, Jomo Kenyatta, et Kwamé Nkrumah. Retour sur son parcours exceptionnel.

MARCUS GARVEY, UN HOMME VISIONNAIRE ET TALENTUEUX
Marcus Mosiah Garvey, Jr., était un dirigeant politique jamaïcain, éditeur, journaliste, entrepreneur, et orateur. Il était un ardent partisan du nationalisme noir et des mouvements Panafricains. Il était l'une des plus importantes figures de la lutte pour l'égalité raciale à travers le monde. Créateur de l'UNIA (Universal Negro Improvment Association) qui est le premier mouvement international de masse destiné aux noirs de tous horizons, partisan d'un nationalisme noir et promoteur du mouvement "Back to Africa" dans les années 1920 qui prônait le retour de la Diaspora Africaine sur leurs terres ancestrales.
Il inspira de nombreux leaders noirs tel Jomo Kenyatta, Malcom X, Lumumba et Kwamé Nkrumah. Il fonda également la Black Star Line, une compagnie de transport maritime dont la mission principale était l'organisation et le transport de tous les Noirs qui désiraient retourner en Afrique.

PARCOURS ET PRISE DE CONSCIENCE
Dernier enfant d'une famille qui en comptait 11, Marcus Garvey est né le 17 août 1887 à St Ann's Bay en Jamaique, un an après l'abolition de l'esclavage à Cuba, dans l'île opprimée, où la ségrégation raciale (apartheid) règne ; les conditions de travail n'ont pas vraiment changé depuis l'abolition de l'esclavage. Beaucoup de Jamaïcains ont émigré à Panama pour travailler sur le chantier du célèbre canal. L'Afrique est en proie à la colonisation européenne à cette époque, mais certains Afro-caribéens parviennent tant bien que mal à y partir, notamment au Libéria.
Marcus Garvey est un musicien qui joue de l'orgue à l'église, et bien qu'entouré d'analphabètes il est passionné de lecture. De son père, Garvey hérite d'un intérêt pour la lecture et fait bon usage de la bibliothèque familiale. A 14 ans, il abandonne ses études et travaille dans une imprimerie. En 1908, il participe à la première grève du syndicat des imprimeurs jamaïcains, et en tant que leader du mouvement de grève, ceci lui vaut de figurer sur une liste noire. Il devient vite un orateur de premier plan, un journaliste et un activiste politique.
De 1910 à 1914 il voyage en Amérique latine, en Europe et aux états-Unis.
A la même période, il édite un journal, "The Watchman". Cherchant des financements pour commencer de nouveaux projets, Garvey quitte la Jamaïque pour aller travailler au Costa-Rica. Au cours de son passage en Amérique latine, il connaît la dure expérience de la discrimination raciale, ce qui le sensibilise grandement au problème de la condition des Noirs à travers le monde (Dans chaque pays où il passe, il remarque que les noirs sont dans des positions sociales inférieures).
Garvey encourage les travailleurs à s'organiser en syndicats de façon à négocier de meilleures conditions de travail et crée des journaux au Costa-Rica et à Panama où il se plaint de la discrimination et des conditions de vie des travailleurs. Ses activités "subversives" sont rapidement portées à l'attention du gouvernement costa-ricain qui l'expulse du pays.
A son retour en Jamaique, marqué par ce qu'il a vu en Amérique du Sud, Garvey jette les bases de l'UNIA (Universal Negro Improvment Association), un mouvement destiné à améliorer la vie des Noirs partout dans le monde et auquel il consacrera bientôt sa vie. Garvey se rend en Angleterre pour y vivre avec sa s&œlig;ur qui travaille comme gouvernante.
A Londres, il travaille à la création) d'un journal "The African & Orient Review. En 1914, il fonde l'UNIA dont la devise est "One God! One aim! One destiny!", "un Dieu, un but, une destinée". Il devient un des premiers meneurs importants de la cause noire.
En 1916, Garvey arrive aux états-Unis où il rencontre tous les mouvements visant à émanciper les Afro-américains et transfère le siège de l'UNIA à New-York (Harlem) et ouvres des centaines de succursales dans d'autres pays à forte population noire. Garvey qui est un grand orateur devient dans le même temps un formidable leader ; Il veut la naissance d'un "Nouvel Homme Nègre", fier d'être noir et a pour ambition d'unifier "les peuples Noirs dispersés dans le monde". Installé à Harlem au lendemain de la Première Guerre mondiale, de 1918 à 1922, Marcus Garvey est mondialement connu.
Tandis que la révolution russe de 1917 bat son plein, il se rallie à la lutte des classes à sa manière. Il soutient Ho Chi Minh, Gandhi, et salue avec respect l'&œlig;uvre de Lénine et Trotsky. Mais tandis que Trotsky considère comme essentielle l'unification de tous les hommes opprimés, et ce sans les diviser par la couleur de leur peau, la vision de Garvey passe par la race d'abord, une doctrine de « Nationalisme Noir » radicale qui l'oppose aux mouvements intégrationistes de gauche. Ne croyant pas que les Afro-américains pourraient vivre libres et respectés hors d'Afrique, il veut unifier les Noirs internationalement, et réclame le "droit au rapatriement en Afrique" de tous les Afro-américains de tous pays.
Cette démarche ressemble beaucoup à celle des sionistes qui émigrent alors déjà en Palestine, ayant eux aussi perdu leur espoir d'intégration aux états-Unis. Combattu par les Afro-américains partisans de l'intégration sans doute (menée par Du Bois), la stature de Garvey n'aura sans doute pas d'équivalent au XXe siècle dans la lutte pour la liberté de « son peuple ».
Les méthodes controversées de Garvey en affaires, de même que sa doctrine prônant clairement la séparation "raciale" entre noirs et blancs lui valent de se faire des ennemis parmi les leaders noirs influents comme A Philip Randolf et WEB du Bois, qui préside la NAACP - National Association for the Advancement of Colored People, une association visant à défendre les droits des "personnes de couleur", sans appeler à la séparation entre Blancs et Noirs. Garvey considère la NAACP comme "le plus grand ennemi des nègres".
Des réseaux de garveyites s'organisent dans le monde entier. Le père de Malcolm x, un pasteur qui aurait d'après ses proches été assassiné en 1931 par la Black Legion, une organisation proche du Ku Klux Klan, est un de ses adeptes les plus convaincus. D'ailleurs le Klu Klux Klan encourageait les revendications de Marcus Garvey, et aurait même assisté à certains de ses meetings. Il crée en 1919 la Black Starline, compagnie maritime censée servir le projet de rapatriement (clin d'&œlig;il à la White Star Line, l'armateur du Titanic qui a sombré quelques années plus tôt). Ses bateaux, financés par des actionnaires noirs, desservent toutes les Antilles, les états-Unis, et se préparent à emmener tout le monde en Afrique.
Il fait la tournée du pays pour promouvoir son initiative et recueillir des investissements dans le but de créer une véritable économie parallèle et souterraine. Il est suivi par 250 000, voir 300 000 sympathisants. Les autorités fédérales commencent alors à s'intéresser à lui
Pour atteindre ses buts économiques (indépendance économique des noirs), Garvey met en place les "Negrœs Factory Corporation" et la "Black Star Line" en 1919 . Cette compagnie de transport maritime opère entre les Etats-Unis, les Antilles et l'Afrique. Mais le projet se soldera par la faillite de la compagnie du fait d'un sabotage savamment orchestré par les différents gouvernement Coloniaux qui voyait d'un mauvais œil une telle entreprise.
Garvey fonde des usines, des réseaux de distribution ainsi que deux journaux. Le plus important est the Negro World. Il donne des nouvelles de l'UNIA partout où elle se trouve, des discours de Garvey, et des nouvelles qui ne sont pas rapportées dans les autres journaux. Tous les gouvernements coloniaux s'opposent au Negro World pensant qu'il incite les gens à se rebeller contre eux. Ainsi dans plusieurs pays africains et caraïbéens le journal est interdit.
Le Negro World" (publié en anglais, en français et en espagnol de 1918 à 1933) touche toutes les communautés noires du monde et pénètre jusque dans les villages les plus reculés d'Afrique. Il retrace l'histoire des héros de la "race noire" et vante la richesse de la culture africaine. Garvey affirme que les Noirs ne seront respectés que lorsqu'ils seront économiquement forts. Il défend l'idée d'une économie "noire" à l'intérieur de l'architecture que constitue le capitalisme "blanc".

LA MAIN SALE DE L'OCCIDENT DANS LES AFFAIRES DE MARCUS GARVEY
En 1920, une conférence réunissant des délégués provenant de 25 pays a lieu durant un mois à New-York et connaît un énorme succès. Garvey est à l'apogée de sa gloire. La conférence se termine par un défilé rassemblant plus de 50 000 personnes dans les rues de Harlem et menées par un Garvey qui parade dans un char flamboyant.
L'UNIA compte alors selon Garvey plus de 6 millions d'adhérents à travers le monde. Sept autres conférences internationales de l'UNIA se tiendront de 1920 à 1938 (5 furent organisées à New-York de 1920 à 1924 sous la direction de Garvey, les deux suivantes en Jamaïque en 1929 et 1934, et la dernière au Canada en 1938).

Garvey passe à un autre projet très ambitieux en négociant avec le gouvernement libérien des terres pour les noirs originaires des Etats-Unis, des Caraïbes et de l'Amérique du Sud. Il veut constituer une "nation centrale pour la race noire" et envoie en 1920 un émissaire qui définit précisément le projet : transfert du siège de l'UNIA au Libéria, aide financière au pays pour la construction d'écoles et d'hôpitaux, liquidation des dettes libériennes, installation d'une population noire qui contribuerait à développer l'agriculture et mettre en valeur les ressources naturelles.
Le gouvernement libérien très enthousiaste commence par donner son accord, puis sous la pression des puissances coloniales de l'époque revient sur sa décision avant qu'un seul des nouveaux immigrants soit arrivé sur son territoire. Les terres promises à Garvey sont finalement octroyées à la firme américaine Harvey Firestone très influente au Libéria et soutenue par le gouvernement des Etats-Unis.
L'influence de Garvey décline quand lui et d'autres membres de l'UNIA sont inculpés pour tentative de fraude sur les actions de la Black Star Line. [Toujours le même mode opératoire quand on veut casser un Noir, on l'accuse de fraude fiscale ou d'abus sexuels ndlr].
En 1922, après la banqueroute de la Black Star Line, Garvey et trois de ses associés sont poursuivis par les tribunaux. Garvey est accusé d'escroquerie envers les actionnaires de la Black Star Line. Accusé de fraude postale, il reste en liberté surveillée. En 1925, sa condamnation est alors confirmée.
Garvey est condamé à 5 années de prison, mais il ne passe que deux ans en prison avant d'être gracié par le président Coolidge et d'être expulsé en tant qu' étranger indésirable. Il est emprisonné au pénitencier fédéral d'Atlanta. Le président Coolidge commue sa sentence en 1927 et Garvey est envoyé en exil en Jamaïque et interdit de séjour aux états-Unis.
De retour en Jamaïque en novembre 1927, Garvey continue à s'impliquer dans l'UNIA. Il organisera des conférences internationales de l'UNIA en Jamaïque et au Canada, mais il s'impliquera aussi dans la vie politique locale (avec plus ou moins de succès). Bien que d'abord rejeté dans son pays, il devient le grand héros national jamaïcain, et un exemple retentissant dans toute l'île. Les Jamaïcains écoutent avec beaucoup d'enthousiasme les meetings de Garvey, organisés dans les mois qui suivent son retour. La vie politique de l'île s'en trouve bouleversée.

MARCUS GARVEY ET LE MOUVEMENT RAS TAFARI
Garvey, dans ses discours, fait souvent allusion à l'éthiopie. Il écrit ainsi dans son principal ouvrage Philosophy & Opinions: "Laissons le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob exister pour la race qui croit au Dieu d'Isaac et de Jacob. Nous, les Nègres, croyons au Dieu d'Ethiopie, le Dieu éternel, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, le Dieu de tous les âges. C'est le Dieu auquel nous croyons, et nous l'adorerons à travers les lunettes de l'Ethiopie".
En 1921, le révérend James Morris Webb prononce un discours cité par le quotidien conservateur Daily Gleaner : "Regardez vers l'Afrique, où un roi noir sera couronné, qui mènera le peuple noir à sa délivrance". Garvey reprendra cette prophétie qui lui sera par la suite attribué.
La presse coloniale dénonce alors cette doctrine éthiopianiste "vulgaire" qu'ils attribuent à Garvey. Mais le 2 novembre 1930, en éthiopie, Tafari Makonnen, le Ras Tafari, est coiffé de la couronne sacrée du Négusa Negast (Roi des Rois) sous le nom de Haïlé Sélassié Ier ("Puissance de la Trinité"). Il est le chef d'une des premières nations officiellement chrétiennes de l'histoire, l'Abyssinie. Selon le livre sacré Gloire Des Rois (Kebra Nagast), retraçant l'histoire de son antique dynastie, Sélassié est le descendant direct du Roi Salomon et de la Reine Makeda de Saba. Il sera le messie des rastafaris.
L'un des premiers Rastas à chanter sa mémoire est Burning Spear, qui lui dédie son chef-d'&œlig;uvre, l'album Marcus Garvey (1975) où plusieurs morceaux lui sont consacrés ainsi que la version dub de l'album Garvey's Ghost. Les Mighty Diamonds (Them Never Love Poor Marcus, 1976) et Culture (Garvey Rock, 1976, Black Starliner Must Come, 1978, Down In Jamaica, 1979) sont parmi ses plus fervents admirateurs.
Dans la chanson « So much things to say » de Bob Marley and the Wailers (sur l'album Exodus), celui-ci chante: « I'll never forget no way: they stole Marcus Garvey for rights. » (« Je n'oublierai jamais, pas moyen : ils ont dépossédé Marcus Garvey de ses droits. »). Cette chanson est reprise par lauryn hill en 2001 sous le titre de Never Forget, lors de l'enregistrement de son album acoustique MTV Unplugged N° 2.0.
The Negro World est un journal diffusé par Marcus Garvey, il pronaît un pouvoir noir, ce journal fut interdit dans les pays coloniaux qui voyaient en lui une menace.
La Black Star Line est une compagnie maritime transatlantique, créée par Marcus Garvey en 1919 qui avait pour but de "servir de lien entre les peuples de couleur du monde dans leurs rapports commerciaux et industriels".
Elle fut entièrement financée par "la souscription et l'émission d'actions acquises par des personnes noires ordinaires, attirées par l'idée d'une émigration vers la 'nation negre independante' conceptualisée par Garvey". Cet élan de solidarité permit rapidement à Garvey l'acquisition de quatre paquebots transatlatiques (dès 1922).
Ceci répandit une onde de choc parmi l'establishment blanc international : "Voilà un homme qui, non seulement avait compris que la seule voie vers l'accession au pouvoir politique passait par la puissance économique, mais utilisait les deux avec une habilité stupéfiante. La mise en route de la Black Star Line constituait le couronnement de son action et laissait entrevoir ce qu'une nation noire unie pouvait effectivement accomplir sous l'influence d'un leader entreprenant et créatif".
Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Il existait une loi tacite, qui stipulait qu'"on peut laisser la bride sur le coup du peuple noir mais que s'il tire trop sur la corde, celle-ci finira par se transformer en n&œlig;ud coulant", de ce fait, Garvey fut discrédité, emprisonné, et déporté en Jamaïque.

INFLUENCE ET HéRITAGE DE MARCUS GARVEY
Garvey meurt à Londres en 1940 après avoir subi deux attaques cardiaques, supposément après avoir lu un article nécrologique erronée de lui-même dans le Defender Chicago qui le déclarait mort. Il meurt le 10 juin 1940 à Londres sans jamais avoir pu atteindre l'Afrique qu'il chérissait tant. Il a avait 52 ans.
En raison des restrictions de voyage pendant la Seconde Guerre mondiale (39-45), son corps fut enterré à Londres. En 1964, ses restes furent exhumés et rapatriés en Jamaïque, où le gouvernement le proclamât premier héros national de la Jamaïque et il furent ré-inhumés dans un sanctuaire du National Herœs Park. En hommage à ses nombreuses contributions, le buste de Garvey fut érigé dans le panthéon des Héros de l'Organisation des états Américains à Washington, DC.
Le drapeau de l'UNIA utilisait trois couleurs: rouge, noir et vert. Ces couleurs furent adoptées comme le symboles et drapeau de la libération du peuple Noir, et aujourd'hui de nombreuses organisation panafricanistes utilisent ces mêmes couleurs. Des écoles, des collèges, des rues et bâtiments publics en Afrique, en Europe, dans les Caraïbes et aux Etats-Unis ont été nommées en son honneur. Depuis 1980, le buste de Garvey a été logé dans l'Organisation du Panthéon des Héros états américains à Washington, DC
Les parents de Malcolm X, Earl et Louise Petit, se sont rencontrés lors d'un congrès l'UNIA à Montréal. Earl était le président de la division l'UNIA à Omaha, au Nebraska et vendait le journal Negro World, dont Louise raportait les activités pour l'UNIA.
Kwamé Nkrumah nomma la compagnie maritime nationale du Ghana, The Black Star Line en l'honneur de Marcus Garvey et de l'UNIA. Nkrumah nomma également l'équipe nationale de football les Black Stars ainsi. De même L'étoile noire au centre du drapeau du Ghana est également inspiré par le Black Star Line de Marcus Garvey.
Lors d'un voyage à la Jamaïque, Martin Luther King et son épouse Coretta Scott King ont visitèrent le sanctuaire de Garvey, le 20 Juin 1965 et déposèrent une gerbe de fleur. Dans un discours qu'il pronnonça, il affirma qhe "Garvey était le premier homme de Noir à diriger et à développer un mouvement de masse. Il fut le premier homme sur une échelle de masse et de niveau à donner à des millions de Noirs un sentiment de dignité et de destin. Et fut le première à faire sentir au nègre qu'il était quelqu'un.
" Marting Luther King était un bénéficiaire à titre posthume du premier Prix Marcus Garvey pour les droits de l'homme le 10 Décembre 1968 émises par le gouvernement jamaïcain et présenté à sa veuve. En 2002, le savant Dr Molefi Kete Asante a côté Garvey sur sa liste des 100 plus grands Afro-Américains. L'administration Obama a refusé de gracier Garvey pour ses "crimes" en 2011, justifiant que sa politique est de ne pas examiner les demandes de pardons à titre posthume.