Physique nucléaire et chronologie absolue

Cheikh Anta Diop insiste sur la remarque que voici : « L'introduction des techniques nucléaires d'avant garde dans un pays sous-développé pose des problèmes financiers quasi insurmontables, que seul un ensemble d'Etats associant leurs efforts pour créer des grandes installations communes, de grands centres fédéraux de recherches pourrait résoudre à la rigueur. L'actuel morcellement territorial et la limitation des moyens qui en découle interdisent à la recherche africaine expatriée, le domaine des Hautes Energies Nucléaires : un accélérateur de particule non périmé, permettant de participer efficacement à la recherche fondamentale au niveau de la structure du noyau atomique et à celui des particules élémentaires d'une façon générale, coûterait une somme équivalente à celle des budgets de plusieurs états de

l'ancienne Afrique Occidentale Française : l'appareil soviétique du centre de Doubna développe une puissance de 70 milliards d'électron-volts : il est virtuellement détrôné par celui du centre européen du C.E.R.N, à Genève, pourvu d'anneaux de collisions avec une puissance de 300 milliards d'électron-volts et par celui de Batavia, non loin de Chicago aux USA : 400 milliards d'électron-volts. Leurs prix varient autour de 25 milliards de F CFA.
L'usine d'enrichissement isotopique de l'uranium 235 à des fins militaires de Pierrelate en France utilisant le procédé de l'exafluorure d'uranium a coûté 600 milliard légers ».