La Traite Négrière Européenne Vérité et Mensonges

L'HISTOIRE DE LA TRAITE NéGRIèRE A FAIT COULER BEAUCOUP D'ENCRE ET POURTANT DE NOMBREUSES ZONES D'OMBRES EXISTENT ENCORE SUR CETTE PAGE DE L'HISTOIRE DE L'HUMANITé. JEAN PHILIPPE OMOTUNDE A DéCIDé D'ABORDER LE SUJET EN PUBLIANT UN OUVRAGE SUR LE SUJET AUX éDITIONS MéNAIBUC...

AFRICAMAAT : La traite négrière reste un sujet d'actualité car ses effets subsistent encore. Cependant, beaucoup de gens avancent toutes sortes d'idées sur le sujet en disant un peu vite que se sont des nègres qui ont vendu des nègres aux négriers. C'est de la que vous vient l'idée de cet ouvrage ?
JPO : Oui, au début je voulais publier un article sur le sujet. J'ai donc discuté avec pas mal de monde et j'ai très vite j'ai dépassé les 50 pages. Ce n'était donc plus possible de publier le document sur le site, d'où cet ouvrage : La traite négrière européenne : vérité & mensonges.

AFRICAMAAT : C'est un sujet qui nous intéresse tous, peu importe où nous sommes dans le monde car il est à l'origine de nos malheurs actuels. Tous les ouvrages occidentaux disent que les Africains sont responsables de leur malheur car ils se sont vendus aux négriers. Beaucoup de noirs aux USA, au Brésil et dans la Caraïbe en sont d'ailleurs convaincus car on leur enseigne cela dans les écoles, d'où leur rejet actuel de l'Afrique.
JPO : Le tableau que vous avez dressé de la situation est exact. Je suis moi-même descendant d'esclave africain déporté en Guadeloupe pour cultiver la canne à sucre et cette version de l'histoire je la connais par cœur. Bon mais maintenant, il faut réfléchir et tâcher de comprendre les réalités historiques de l'époque.

AFRICAMAAT : Comment allons-nous nous y prendre ?
JPO : Bon déjà, on va mettre nos gants de boxe et monter sur le ring en se rappelant du grand Muhammad Ali car il va y avoir de la casse compte tenu du nombre d'arguments que nous allons devoir mettre KO.

AFRICAMAAT : Commençons par le rôle de l'Eglise dans l'affaire.
JPO : Si on tient compte du fait que le rôle de l'Eglise est de préparer la venue du royaume de Dieu et qu'au royaume de Dieu il n'y a ni maître ni esclave, l'Eglise s'est fourvoyée car elle défend et justifie l'esclavage dans la Bible ! Voyons cela.. Dans les textes de l'Ancien comme ceux du Nouveau Testament leurs auteurs soit-disant inspirés, reconnaissent et acceptent l'esclavage. Ils cherchent seulement à tenter de l'humaniser. St Paul demande par exemple aux esclaves d'obéir à leur maître "avec crainte et tremblement". "Nous avons tous, en effet, été baptisé dans un seul corps, soit juifs, soit grecs, soit esclaves, soit libres et nous avons tous étés abreuvés d'un seul Esprit" dit le passage de Corinthiens 12,v 13 mais dans épître aux Galates, la Bible se contredit en lançant : "Il n'y a ni hommes, ni femmes, ni Juifs, ni Grecs, ni hommes libres, ni esclaves, vous êtes tous un en Jésus Christ". Jésus Christ est à toutes les sauces, tantôt esclavagiste, tantôt abolitionniste. Vous voyez !

AFRICAMAAT : Aïe, vous n'y allez pas de main morte là !
JPO : Deuxièmement, l'Eglise a non seulement possédé des esclaves mais aussi expulsé les Noirs de ses locaux à l'époque de la ségrégation aux USA ou durant l'Apartheid en Afrique du Sud, ne l'oublions pas ! Aux Antilles, c'est le fouet qui donnait le signal de la prière aux esclaves sur les plantations, vous pensez que c'est sérieux ? Martin Luther King comptait même parmi ses plus durs adversaires, des hommes d'église qui voyaient d'un très mauvais œil son combat pour les droits civiques.

AFRICAMAAT : On peut faire retentir la cloche du premier round, je crois qu'il y a KO là !
JPO : Je n'ai pas fini. Troisièmement, la Bulle pontificale d'appel soit disant à la "guerre sainte" contre les païens nègres, datant du 8 janvier 1454 et rédigée par le Pape Nicolas V (de son vrai nom Tomaso Parentucelli) dont voilà un extrait, invite clairement le roi Alphonse V du Portugal à décimer l'Afrique, à mettre en esclavage les Nègres et à les déporter, manu militari : "Nous avions jadis, par de précédentes lettres, concédé au Roi Alphone, entre autres choses, la faculté pleine et entière d'attaquer, de conquérir, de vaincre, de réduire et de soumettre tous les sarrasins (nègres), païens et autres ennemis du Christ où qu'ils soient, avec leurs royaumes, duchés, principautés, domaines, propriétés, meubles et immeubles, tous les biens par eux détenus et possédés, de réduire leurs personnes en servitude perpétuelle (...) de s'attribuer et faire servir à usage et utilité ces dits royaumes, duchés, contrés, principautés, propriétés, possessions et biens de ces infidèles sarrasins (nègres) et païens (...) Beaucoup de Guinéens et d'autres Noirs qui avaient été capturés, certains aussi échangés contre des marchandises non prohibées ou achetés sous quelque autre contrat de vente régulier, furent envoyé dans lesdits Royaumes (Amérique, Antilles...)",(Cf. Le péché du Pape contre l'Afrique, Assani Fassassi, éd. Al qaram.). Le texte est suffisamment clair.
Bon, maintenant quant aux évêques africains qui demandent pardon aujourd'hui pour la traite, il faudrait qu'ils nous donnent au préalable de toute discussion, le nom des évêques africains qui existaient à l'époque de la traite ? Moi, je n'en connais pas donc je ne discute pas avec eux !

AFRICAMAAT : Et l'histoire qu'il fallait évangéliser les Nègres ?
JPO : C'est une autre (...) cette affaire. Déjà Dieu est né en Afrique de l'aveu des anciens (Grecs, Egyptiens, etc...). C'est toujours l'Ethiopie qui est désignée par les historiens anciens, comme étant le pays d'origine de la croyance en Dieu.
D'autre part, de l'aveu même de l'abbé de Castelli, alors préfet de la Martinique en 1844 qui dresse un constat cinglant 4 ans avant l'abolition définitive de l'esclavage en 1848, il n'y a jamais eu d'enseignement religieux destiné aux esclaves. Voilà d'ailleurs ce qu'il écrit lui-même :
"Le mouvement de la propagation religieuse est NUL OU PRESQUE NUL, en comparaison de ce qu'il devrait être dans la situation actuelle".
Et pour la Guadeloupe, il poursuit :
"Osons le dire, l'instruction religieuse et morale des esclaves, si fortement recommandée par les ordonnances royales et les prescriptions ministérielles, si impérieusement prescrite surtout par les divins préceptes de l'évangile, est NULLE à la Guadeloupe" (Cf. M. L'abbé de Castelli, De l'esclavage en général et de l'émancipation des Noirs. Les mots en lettres capitales, le sont dans le texte original).
Vous voyez bien que les gens ont l'habitude de nous prendre pour des imbéciles au sens propre comme au sens figuré.

AFRICAMAAT : Echec et mat ! Bon, dites-nous Mr Omotunde, les blancs qui sont des donneurs de leçon à la mémoire courte, ont-il vendu des blancs pour les mettre en esclavage dans le passé ?
JPO : Toute l'histoire de l'Europe est jalonnée de ce type de fait car les sociétés indo-européennes issues du nomadisme ont été pour la plupart esclavagistes (Grèce, Rome...). Durant le Moyen Age à l'époque carolingienne par exemple, des chrétiens vont combattre sans relâche, des peuples européens de langue slave installés dans la majeure partie de l'Europe centrale et orientale, qu'ils traitent de païens. Les rois saxons Henri l'Oiseleur et Otton Ier vont par exemple dès le Xème siècle en faire leur "sport" favori. Les captifs Slaves vont alors alimenter massivement un commerce esclavagiste prolifique entre Venise et l'empire Arabe au sud de la Méditerranéenne. Les commerçants vénitiens, pourtant chrétiens, ne voient absolument aucune objection à ce trafic d'esclaves blancs. Ils vendent sans état d'âmes de futurs esclaves Slaves aux marchands Arabes. Le "Quai des esclaves", de son vrai nom, la Riva Degli Schiavoni, à Venise est d'ailleurs l'un des vestiges de cette période. C'est donc à ce moment que le mot latin "Slavus" désignant les Slaves, va être progressivement remplacé par le mot "Sclavus" d'où le mot "Esclave" pour désigner des captifs blancs privés de liberté et considérés comme des "biens meubles". Selon l'historien Jacques Heers, les Bulgares même n'échappaient pas non plus aux trafics d'esclaves blancs (Cf. Jacques Heers, Esclaves domestiques au Moyen Age dans le monde méditerranéen, Paris, Hachette, 1981) : "Condamnés ou pourchassés par l'Eglise d'Orient elle-même, capturés, vendus aux italiens, les Bulgares apparaissent nombreux sur les marchés d'Occident (y formant) une part non négligeable de la population servile dans les années 1200 et 1300".
Donc vous voyez, à l'époque les Européens vendaient des esclaves blancs aux Arabes en passant par Venise d'où l'origine même du mot "esclave" qui désigne dans son sens premier, des blancs mis en captivité. Enfin, avant de déporter des Nègres sur les plantions, les Européens ont d'abord déporté des milliers blancs qui portent par euphémisme, le nom d'engagés.

AFRICAMAAT : KO et fin du round ! Bon, est-il vrai que l'Afrique était peuplée que de sauvages à l'époque précoloniale ?
JPO : Les sauvages africains sont peut être sortis tout droit d'une boîte de chocolat "Ya bon banania" de l'époque coloniale, mais dans la réalité, il n'y avait pas plus de sauvages en Afrique qu'il y en avait en Europe au même moment.
Que dit par exemple l'ethnologue allemand Léo Frobénius (1873-1938), qui a entrepris près d'une douzaine d'expéditions en Afrique noire (Cf. Histoire de la civilisation africaine - Léo Frobénius - traduit par Back et Ermont, Gallimard, Paris 1938) : "Lorsqu'ils (les navigateurs européens) arrivèrent dans la baie de Guinée et abordèrent à Vaïda, les capitaines furent fort étonnés de trouver des rues bien aménagées bordées sur une longueur de plusieurs lieues par deux rangées d'arbres : ils traversèrent pendant de longs jours une campagne couverte de champs magnifiques, habités par des hommes vêtus de costumes éclatants dont ils avaient tissé l'étoffe eux-mêmes ! Plus au sud, dans le Royaume du Congo, une foule grouillante habillée de soie et de velours, de grands Etats bien ordonnés et cela dans les moindres détails, des souverains puissants, des industries opulentes. Civilisés jusqu'à la moelle des os ! Et toute semblable était la condition des pays à la côte orientale, la Mozambique, par exemple". Et ce n'est pas le seul témoignage occidental.

AFRICAMAAT : Que disent les historiens européens à propos de la traite ?
JPO : Sylvie Brunel de l'université Paul Valéry à Montpellier affirme que "Beaucoup d'africains ont tiré parti du commerce de leurs semblables (...) le continent noir incarne aujourd'hui toute la misère du monde (...) Qu'il faille coopérer avec l'Afrique l'aider à sortir de la pauvreté et du sous-développement ne doit pas pour autant s'exercer au nom d'une prétendue "réparation" d'un passé pour le moins trouble" (Cf. Revue, L'histoire nº 280 S, P. 79).
Olivier Pétré-Grenouilleau professeur à l'université de Bretagne-sud raconte que : "C'est parce que la traite était profitable, dans le contexte africain, que des négriers noirs offrirent à leurs homologues occidentaux et orientaux, les captifs que ceux-là ne souhaitent ni ne pouvaient forcer les marchands africains à leur vendre (...) Cet infâme trafic n'aurait pu être mis en place s'il n'avait rencontré l'intérêt de négriers africains disposant d'une réserve d'esclaves, fruit de guerres inter-africaines incessantes à certaines époques"( Cf. La Documentation Française, Les traites négrières, Olivier Pétré-Grenouilleau).
Liliane Crété auteur de "La traite des nègres sous l'ancien régime" (éd. Perrin), ajoute que : "Il faut reconnaître que les Africains furent en partie responsable de leurs malheurs".
Bref, inutile de tous les passer en revue, tous les textes sont du même acabit.

AFRICAMAAT : Oui mais certains responsables africains disent qu'ils ont autrefois vendu des Nègres ?
JPO : Bon maintenant il va falloir sévir. Que ceux qui disent cela nous sortent leur contrat de vente ! Sans contrat de vente on ne discute pas ! Quand on dit que les Européens ont vendu des esclaves noirs, les documents sont là. D'ailleurs sans document authentique, aucun européen ne nous prendrait au sérieux n'est ce pas ? Bon !

AFRICAMAAT : Y avait-il déjà des esclaves en Afrique ?
JPO : Ce thème est l'un des arguments principaux des Européens mais il est fallacieux, comme tous leurs arguments. Si l'esclave se défini comme un "bien meuble" (Code Noir), un "objet animé" (Aristote), un "être maudit" (malédiction de Cham, Bible, Génèse), un "instrument de production" (Ernest Renan), une "bête de somme" ou un "objet de distraction" (Rome), il convient d'admettre une bonne fois pour toute, que ce type d'individu était inexistant en Afrique noire précoloniale ! L'Afrique a pratiqué le servage mais l'esclavage non ! C'est incompatible avec son berceau idéologique, l'Egypte ancienne, où l'esclavage n'existait pas, n'en déplaise à Mr Pierre Grandet (Cf. L'histoire nº280 S) qui va même jusqu'à dire que le "silence des sources (...) ne permet pas de supposer que l'esclavage ait été ignoré en Egypte". Même lorsque l'on n'a rien, il faut quant même affirmer.
Vous imaginez si nous nous abaissions à de telle conclusion sans disposer d'aucune preuve à propos de l'histoire de l'Europe ?

AFRICAMAAT : Voyons le dossier le plus sensible, celui de la soi-disante responsabilité africaine ?
JPO : J'y viens mais d'abord quelques préalables. Sur tous les continents, l'histoire de l'humanité a connu les mêmes étapes. Des individus ont tout d'abord formé les premiers clans puis ces clans se sont affrontés plus ou moins violemment. Chaque victoire permettait au clan vainqueur de s'agrandir. Ce phénomène fit que les clans devinrent des principautés qui s'affrontèrent pour finalement donner naissance à des royaumes. Puis les royaumes se sont affrontés pour donner naissance à l'Etat. Telle est l'histoire de France par exemple.
Donc parler de luttes intestines africaines sans donner l'explication de ces luttes est une preuve d'incompétence de l'auteur, il faut le savoir ! Ainsi, avec un minimum d'honnêteté, Serge Daget avoue (Cf. La traite des Noirs, éd. Ouest-France Université) : "Rappelons encore une fois, les remarques faites à leurs époques par deux souverains africains au sujet de leurs guerres. Le roi du Dan-Homey (le Dahomey, actuel Bénin et plus exactement Abomey capitale du royaume) comme le roi des Asantes disaient l'un et l'autre que l'objectif de leurs combats militaires n'était pas de remplir les navires négriers de captifs à déporter. Leurs guerres étaient politiques. Dans le cas du Dahomey par exemple, la politique essentielle consistait à se libérer de la tutelle et des tributs économiques que, peut être antérieurement à sa propre constitution politique bien datée au milieu du XVIIème siècle, le royaume versait déjà à l'empire Yoruba d'Oyo. Dans le cas du royaume Asante (on dit Achanti en français), la politique essentielle consistait à réduire puis détruire la puissance des royaumes et empires environnants, Denkyira, Akwapin, Akwamu, Gonja, afin d'assurer sa prépondérance, la transcender par la création d'un empire, puis de maintenir celui-ci".
Donc, avant l'arrivée des blancs, le processus historique universel de la formation des vrais états africains était en marche. Il est donc faux de dire que les luttes avaient pour but l'approvisionnement de la traite !

AFRICAMAAT : Que va-t-il alors se passer avec l'arrivée des blancs ?
JPO : Il faut savoir que la découverte de l'Amérique par les blancs, l'extermination des Indiens et l'incompétence des blancs à cultiver les terres de leurs nouveaux territoires ont conduit leurs rois à prendre unilatéralement la décision d'aller capturer des Nègres en Afrique pour faire le boulot à leur place. Donc, cette décision a été prise par les rois européens et le Vatican seuls ! Ce qui s'est passé après ne nous concerne déjà plus, puisque la décision avait déjà été prise de toute façon. D'ailleurs aucun indien ne discute encore pour savoir qui a vendu qui, compte tenu du fait qu'ils y sont presque tous restés. Donc ayant acquis par le génocide généralisé des Indiens de nouvelles terres en Amérique, les Européens ont changé de stratégie. Cela aurait pu être aussi le contraire, à savoir génocide des Nègres et déportation massive des Indiens en Afrique. On voit bien ici que tout cela relève de la cuisine exclusivement européenne.
Bon, mais on constate que certains historiens qui salissent les Nègres au début, connaissent bien la vérité. C'est une stratégie bien connue en communication. Mme Crété avoue par exemple que : "Pour se défendre ou reconquérir leur liberté, les peuples assujettis ou en voie de l'être, devaient acquérir des fusils et de la poudre. L'Afrique de l'Ouest fut entraînée dans une course aux armements qui aboutit à un accroissement du trafic des esclaves. Les Africains étaient pris dans un engrenage infernal : pour obtenir des fusils, il fallait des esclaves ; pour se procurer des esclaves, il fallait des fusils. Au XVIII siècle, les guerres tribales mirent la région à feu et à sang".
Comment faut-il comprendre cela ? A l'époque, nos ancêtres avaient enclenché le processus qui devaient aboutir à la formation des Etats africains. Là-dessus, arrivent les Européens qui proposent des armes aux royaumes fraîchement assujettis en leur proposant en échange de captifs provenant du camp adverse, une aide logistique essentiellement en armes à feux et autre poudre à canon. Le royaume déjà vainqueur est mis à mal par les anciens vaincus, équipés cette fois en armes de destruction massive d'origine européenne. Constatant alors sa défaite annoncée, l'ancien roi vainqueur va voir les Européens pour clarifier la situation. Le rapport de force est en sa défaveur et les choix qui lui restent sont minces. Soit il accepte sa défaite et la déportation de tout son royaume, soit il se défend.... avec des armes européennes pour rétablir le rapport de force. Contraint et forcé, il accepte et voilà maintenant qu'en échange d'armes à feu, les deux camps livrent des captifs aux européens qui tirent toutes les ficelles.
Notons enfin, qu'à l'époque la notions de "frère" dans la communauté noire, n'existait pas ! Elle est une résultante de l'esclavage et de la colonisation.
AFRICAMAAT : Transposons tout cela à l'Europe pour mieux comprendre.
JPO : Ok, imaginez que nous sommes à l'époque de la conquête de la Gaule par les romains. Vercingétorix sait que sa défaite est annoncée tandis que les romains chantent déjà victoire.

Arrivent alors les guerriers du Dahomey avec des mitraillettes qui disent à Vercingétorix : "Aide nous a détruire l'empire romain, en échange on te donne des mitraillettes et tes captifs romains tu nous les remets. On va les expédier en Afrique pour cultiver l'igname". Il n'y a pas une seule chance pour que Vercingétorix disent non, on est d'accord ! Bon, 2 semaines après la bataille, les Dahoméens vont voir Jules César et lui disent : "Bon, tu vois que tu vas perdre ton royaume, c'est évident ! Si tu veux sauver les tiens, on te fait une proposition. On te livre nos mitraillettes et en échange, tu nous livres tes captifs gaulois". Pensez-vous que César dira non ? Impossible ! Résultat, les Dahoméens gagnent sur les deux tableaux car ils ont mis en place un rapport de force de part leur équipement militaire plus sophistiqué que les Européens. Résultat : L'Europe est à feu et à sang à cause des Dahoméens qui y introduisent toutes sortes d'armes à feu.
Imaginez la suite maintenant, Vercingétorix a gagné. Mais les Dahoméens veulent toujours des captifs, n'est ce pas ? Ne vont-ils pas alors lui suggérer de livrer de nouvelles guerres à d'autres royaumes européens pour faire de nouveaux captifs ? Bon, vous avez compris maintenant !

AFRICAMAAT : Vous voulez dire que toute l'histoire de l'esclavage repose sur ce principe ?
JPO : Même Mme Crété le confirme : "La prolifération des armes à feu facilita l'incorporation forcée des petits Etats dans les grands. L'expansion territoriale par la force devint le moyen par excellence d'accaparer le pouvoir économique de l'ordre nouveau". Pour se rendre compte de l'importance de ce phénomène, il vous suffit d'analyser la courbe exponentielle de la production d'armes à feu en Europe à cette époque. Pour le Golfe du Bénin par exemple, J. B. Inikori avance le chiffre de 283 000 armes à feux introduites entre 1750 et 1807. Selon Richardson, c'est près de 180 000 fusils qui furent introduits par an durant les années 1730 sur la côte des esclaves. Pour beaucoup, ces estimations sont encore en dessous de la vérité.
Mais je voudrais encore vous donner cet autre exemple. M. Poncet alors Gouverneur de Gorée en mai 1764, a averti le ministre des Colonies français de ses intentions qui visaient à entraîner le Damel Madior et le Buurba Dyolof, deux royaumes africains, dans une guerre intestinale farouche, afin d'affaiblir les deux souverains pour qu'ils ne soient pas en mesure de s'opposer à la pénétration française (Cf. Becker (Charles) et Martin (Victor), Kayor et Baol : royaumes sénégalais et traite des esclaves au XVIIIème siècle, Revue française d'histoire d'outre-mer, tome LXII, 1975).
Que dit alors M. Poncet, je vous laisse apprécier : "Kayor appartient à Damel dont je suis sûr, nous sommes entièrement liés d'intérêts... Pour celui d'Yoloff dont le roy se nomme Bourba-Yolof, je ne sçai s'il me fera quelques difficultés, mais s'il ne veut pas s'arranger avec moy, je luy ferai faire la guerre par Damel. Les Roys de Cayore et de Yoloff sont ennemis dès l'instant qu'ils sont Roys, Bourbayoloff ayant intérêt de l'affoiblir. Je leur ferai assez bien sentir leur intérêt et je donnerai à Damel des Présents de poudre et de balles afin de l'engager à attaquer Bourbayoloff, je pourrois même lui fournir un détachement et du canon de campagne".
Vous voyez le subterfuge ?

AFRICAMAAT : Je dois reconnaître que vos arguments sont consistants. Je jette l'éponge vous avez gagné par KO !
JPO : Naturellement dans mon ouvrage, je donne encore plus de détails. Je reste convaincu que cette affaire a été montée de toute pièce par les Européens pour arracher des captifs à l'Afrique. Aujourd'hui, les historiens occidentaux sont tous amnésiques car la question des réparations les inquiètent. Mais qu'ils sachent qu'il va falloir dédommager l'Afrique et les descendants des esclaves. On ne lâchera pas l'affaire ! Car bien mal acquis... vous connaissez la suite. Ceci dit, jusqu'à aujourd'hui, c'est la même stratégie qui est utilisée pour affaiblir des populations dans certaines régions du globe.

AFRICAMAAT : Un dernier mot pour nos internautes ?
JPO : On pourrait dire de la même façon que les Nègres détruisent les Nègres aujourd'hui dans les ghettos américains en vendant de la drogue aux leurs. Mais cela serait simpliste car la drogue ne pousse pas dans le ghetto. Elle ne pousse pas non plus aux USA. Donc les véritables questions sont : Pourquoi les Nègres en sont réduits à cela ? Qui fait pression sur eux au point de les acculer à cela ? Qui achemine la drogue aux USA puis dans le ghetto ? Qui tire profit de ce trafic ? Où va l'argent ? Que font les services chargés de veiller à la sécurité des citoyens ? Pourquoi y-a-t-il plus d'armes à feux dans les ghettos noirs que dans n'importe quel autre endroit aux USA ? Qui achemine les armes ? etc...
Voilà pourquoi, nous devons en urgence réapprendre à nous aimer et à aimer nos ancêtres pour mieux comprendre les pièges qu'on leur a autrefois tendu et que l'on nous tend encore aujourd'hui !
Leur histoire est pour nous une source d'enseignement qui n'a pas de prix. Pour cela, bâtissons-nous une carapace indestructible à l'épreuve de toutes les tentatives de falsifications de nos soi-disant amis ! Le débat est ouvert !
Reconstitution de la guerre à armes inégales menée par les Anglais contre les Ashantis.
Poursuivons la discussion avec JP Omotunde à l'occasion de la publication de son ouvrage détonnant : La traite négrière européenne : vérité & mensonges, aux éditions Menaibuc.

AFRICAMAAT : Quand a véritablement commencé les incursions européennes en Afrique ?
JPO : C'est en 1441 que les Portugais ont commencé à faire du brigandage sur les côtes de l'Afrique. Soit 51 ans avant l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique. C'est le début de l'histoire, il ne faut pas l'oublier !
En débarquant cette année là au port de Lisbonne avec des africains kidnappés avec violence sur la côte, le navigateur portugais Antam Goncalvez a suscité une vive effervescence. Georges kay, ancien journaliste au Daily Express même reconnaît que c'est de là :
"que se multiplièrent les expéditions ayant pour but principal de capturer des indigènes. Des bandes d'hommes armés les pourchassaient, tuant tous ceux qui résistaient, hommes, femmes ou enfants. C'est ainsi que l'homme blanc devint rapidement un ennemi aux yeux de ceux qui l'avaient d'abord approché avec une curiosité pacifique".
Poursuivons l'analyse chronologique des faits :
- 13 ans après, on a la bulle papale de Nicolas V en 1454, qui autorise le roi du Portugal à décimer l'Afrique et à exterminer ses habitants.
- 2 ans après, en 1456, la bulle papale émise par Calixte III, rajoute dans les régions à décimer, la Guinée et au-delà, l'Inde même.
- 36 ans après, en 1492, Colomb arrive en Amérique.
- 2 ans après, en 1494, le Traité de Tordesillas, approuvé par le Pape Alexandre VI, partage le monde entre le Portugal et l'Espagne. Ce premier "Yalta" béni par le Vatican octroie l'Asie, l'Afrique et le Brésil au Portugal et le reste du Monde a l'Espagne.
- En 1537, le pape Paul III ne s'oppose finalement qu'à l'esclavage des seuls indiens

AFRICAMAAT : Oui mais certains soutiennent que ce sont des rois africains qui ont vendu les esclaves aux négriers...
JPO : Le véritable problème est le suivant : sur quelle base le trafic a-t-il été mis en place ? Du brigandage, des faits d'armes et des assassinats !
Là-dessus rajoutons, les armes occidentales de destruction massive de l'époque et les forts militaires construits le long du littoral africain et vous avez tous les ingrédients du crime contre l'humanité qu'est l'esclavage.
Voyons cela : Le fort d'Arguin fut construit en 1455 par les Portugais, 1445... soit 47 ans avant l'arrivée de Colomb en Amérique.
Que dit W. Bosman à propos des forts construits le long du littoral africain en 1705 ?
"Le premier (fort) que l'on rencontre en venant du côté de l'Occident est celui des Anglais, il est bâti en carré et a quatre batteries ; il est environné de murailles hautes et épaisses, surtout du côté de notre fort... Il y a vingt cinq pièces de canon (...) A portée de fauconneau au-dessus du fort anglais on trouve notre fort (hollandais) (...) Il surpasse celui des Anglais en grandeur et en canons (...) On rencontre à une portée de canon plus loin, le fort danois (...) Ces forts ne servent qu'à nous mettre à couvert des insultes des Nègres". Il y avait donc des forts tous les 6 à 10 km environ.
Que constatons nous ? Un étranger dit qu'il vient faire du commerce avec toi mais il vient armé jusqu'aux dents. Il tue les tiens, déporte les survivants, construits des forts sur tes terres sans ton autorisation, puis il les équipe de canons, puis tue massivement les gens qui lui résiste et décide de faire sa loi.... chez toi !
On voit bien ici le fond véritable du problème : la mise en place d'un rapport de force en défaveur de l'Afrique. Par euphémisme, certain appelle cela le « commerce triangulaire ». Mais où voyez-vous un commerce dans ce génocide organisé ?

AFRICAMAAT : y-a-t-il d'autres exemples de falsification de faits de colonisation occidentale ?
JPO : J'étais à Philadelphie (USA) le mois dernier et dans la ville, j'ai été attiré par une statue immense d'un indien. Le texte disait quelque chose d'incroyable. Penn, l'anglais qui est arrivée sur le lieu a rencontré les indiens qui vivaient autrefois à l'emplacement de la ville. La statue représente leur chef. Le roi d'Angleterre, ayant demandé à Penn de prendre possession de la terre, les indiens le lui ont donc vendu. Voilà ce que disait le texte. Tout le monde sait qu'ils ont été exterminés par les colons européens mais les américains trouvent le moyen de rendre hommage aux indiens tout en salissant leur mémoire. C'est démentiel ! C'est cela qui nous arrive aujourd'hui !

AFRICAMAAT : Revenons au rapport de force dont vous parler dans votre ouvrage « La traite négrière européenne : vérité & mensonges »...
JPO : Prenons l'exemple du roi du Kongo, Mzinga ! En 1491, il se convertit au christianisme sous le nom d'Affonso, monte sur le trône en 1506 et se déclara alors frère de Jean III roi du Portugal. Confiant dans les préceptes de sagesse de la Bible, il ne voit pas que les Portugais le mènent en bateau. Mais les razzias se multiplient sur son royaume avec l'aide de la logistique portugaise et il est finalement obligé d'intervenir. Il envoie alors une lettre alarmante au roi du Portugal disant ceci :
"Dans ce royaume, la foi est encore fragile comme du verre à cause des mauvais exemples des hommes qui viennent enseigner ici, parce que les convoitises de ce monde et l'appât des richesses les ont détournés de la vérité. De même que les Juifs ont crucifié le fils de Dieu par convoitise, mon frère, ainsi aujourd'hui il est encore crucifié. Chaque jour, les marchands enlèvent nos sujets, enfants de ce pays, fils de nos nobles et vassaux même des gens de notre parenté. Cette corruption et cette dépravation sont si répandues que notre terre d'Afrique en est entièrement dépeuplée. Pour éviter cet abus, nous n'avons besoin en ce royaume que de prêtres et de quelques personnes pour enseigner dans nos écoles et non de marchandises, si ce n'est du vin et de la farine pour le saint sacrifice (...) C'est notre volonté que ce royaume ne soit un lieu ni de traite, ni de transit d'esclaves". Mais il ignorait tout de la Bulle papale de 1454 et des ambitions secrètes des Portugais. Il le comprit à moitié, en lisant la réponse je m'en foutiste du roi du Portugal :
"Vous me dites aussi que vous ne voulez pas qu'on fasse le trafic d'esclaves dans vos domaines parce que la trafic dépeuple votre pays. Les Portugais m'ont dit au contraire combien le Kongo est vaste et tellement peuplé qu'il semble qu'aucun esclave n'en soit jamais sorti".
Il résiste et décide alors de durcir son comportement vis à vis du roi du Portugal. Résultat : Le dimanche de Pâques 1540, huit Portugais attentèrent à la vie de Mzinga pendant qu'il assistait à la messe. Il en réchappa, une balle ayant seulement traversé une frange de sa tunique royale, mais un des nobles de sa cour fut tué et deux autres blessés. Comme d'autres rois africains, Mzinga Ali prit conscience de la réalité. Avec l'Europe négrière il y avait soit la collaboration qui resta une ruse pour ne pas être tué, soit la destitution suivie de la mise à mort, soit la résistance et la rebellion.
Bon, cherchons alors les vrais coupables : Mzinga ? Le roi du Portugal ? Le Vatican ?
A vous de voir... En tout cas à mes yeux, le fond du problème reste le rapport de force entre Mzinga et le roi du Portugal !

AFRICAMAAT : Nous souhaitons encore en savoir plus sur la traite, notamment vis à vis des princes marchands d'esclaves africains ?
JPO : Il est important d'en parler en effet.

AFRICAMAAT : On parle beaucoup de princes marchands d'esclaves africains ayant vendu des captifs aux négriers. Peut-on en savoir plus ?
JPO : Pour que le trafic se développe, il fallait sur le terrain des collaborateurs efficaces et serviles. Les Portugais eurent alors une idée diabolique : Capturer de jeunes africains le long du littoral, les éduquer au Portugal afin qu'ils maîtrisent la langue, leur donner une éducation raciste et les réintroduire avec une logistique lourde en Afrique pour gagner leur liberté en livrant des captifs. Sur ce point, le témoignage du vénitien Ca da Mosto au service de la couronne en 1453, est clair :
"Certains esclaves, une fois qu'on les avait baptisés et qu'ils parlaient la langue de leur maître étaient embarqués à bord des caravelles et envoyés auprès de leurs congénères. Ils devenaient des hommes libres après qu'ils avaient ramené quatre esclaves".
Et oui 4 captifs contre sa liberté, tel était le deal avec les Portugais. Cela, les historiens européens ne le disent pas car ils veulent brouiller les pistes.

AFRICAMAAT : C'est ahurissant ce que vous dites ?
JPO : Malheureusement, il y a pire. Espagnols et Portugais vont par la suite "larguer" en Afrique tous les rebuts de leur société (criminels, (...) de toute espèce, etc...) et des personnes persécutés pour diverses raisons. On forcera des femmes noires à mettre alors au monde des métis qui seront éduqués dans la haine des nègres pour mener à bien les razzias et le commerce négrier avec l'aide de la logistique militaire occidentale (armes à feu, poudre à canon, fort militaire...). L'île de Sao-Tomé est l'exemple par excellence de ce fait. Cette île stratégique, fut érigée en capitainerie et offerte à J. de Paiva en vertu d'une lettre "foral" émise le 24 septembre 1486 par le roi du Portugal. Georges Kay atteste que les Portugais y introduirent par la suite "Une population principalement composée de juifs originaires du Portugal, qu'ils avaient choisi de fuir en ces temps de persécutions raciales et religieuses ; à ces exilés volontaires s'ajoutaient les criminels déportés et enfin les métis qui, au début du XVIème siècle, commençaient à se faire nombreux. Criminels et métis, gens endurcis, traitant les esclaves avec une grande cruauté, au point que ces derniers se révoltèrent en masse à plusieurs reprises".
Les faits sont là !

AFRICAMAAT : A-t-on d'autres témoignages sur ce type de pratique ?
JPO : Parfaitement. Le Portugais Latour da Viega Pinto a par exemple encore avoué que "Les premiers colons de l'Ile furent des déportés et des enfants juifs convertis, des "nouveaux chrétiens" que l'on maria à des esclaves importées de la Côte de Guinée d'abord puis du Kongo. Cette société de métis allait se convertir rapidement en trafiquants d'esclaves lorsque les habitants de Sao Tomé eurent obtenu du roi (du Portugal) le privilège "du rachat", sur les côtes africaines en face de l'archipel".
Encore une fois, les faits sont là !

AFRICAMAAT : Donc les princes marchands d'esclaves que l'on présente aux jeunes sont issus de ce processus ?
JPO : Je vais laisser parler Adam Horchschild à ma place. Voilà ce qu'il reconnaît :
"Ce sont évidemment, ces (métis) Portugais, princes marchands d'esclaves que l'Occident et ses propagandistes présentent à l'humanité comme des rois nègres. La jonction des métis rabatteurs de Sao Tomé aux botanistes portugais produisit un choc aux conséquences désastreuses sur la société africaine".
En masquant la réalité des faits, l'objectif visé est de culpabiliser les Nègres.

AFRICAMAAT : Oui mais certains rois nègres ont néanmoins collaboré au trafic ?
JPO : Lorsque les Européens ont pris la décision de mettre un terme au trafic négrier, ont-ils organisé une réunion préalable avec les "rois" africains collaborateurs ? Je vous pose la question ?

AFRICAMAAT : Absolument pas ! Mais où voulez-vous en venir ?
JPO : Vous avez donc soit disant un vendeur et du jour au lendemain vous décidez de cesser toute relation commerciale sans même en discuter au préalable avec lui ? Vous le mettez devant le fait accompli ? C'est étonnant !

AFRICAMAAT : Cela cache quelque chose...
JPO : Cela montre qu'il s'agit d'une immense duperie, vous le voyez bien. Entre les "rois" artificiels, soutenus logistiquement par les occidentaux et les rois "en carton", élus avec les ruses occidentales, c'est du pareil au même.
Leur colonne vertébrale, c'est la logistique occidentale et non pas le peuple africain. En fait, ce sont les "otages royaux de l'occident". Le paysage politique même de l'Afrique actuelle est apparu dès le 18ème siècle avec le cas du royaume Ndongo. Lors de l'élection du nouveau roi, les Portugais ont choisi leur candidat comme nous le révèle Béatrix Heintze :
"A la vérité, les résultats de ce vote, mis en scène par les Portugais, étaient déjà connu d'avance, mais (...) on tenait à tout prix à respecter les règles du jeu, du moins en apparence, afin de légitimer le nouveau roi aux yeux des Mbundu".
L'arme politique était déjà utilisée à cette époque par les Portugais pour affaiblir l'Afrique.

AFRICAMAAT : D'accord, d'accord, on reste bouche bée...
JPO : Le mot de la fin. Parlons maintenant de l'or qui a été volé. On parle du commerce négrier mais parallèlement les "princes marchands" avaient pour mission de piller l'or africain. L'or était d'ailleurs le deuxième marché après la traite. Mais cela, les historiens européens se gardent bien d'en parler...

AFRICAMAAT : Merci beaucoup Mr Omotunde de toute ces précisions... On va vite se plonger dans la lecture de votre 3ème ouvrage : la traite négrière européenne : vérité et mensonges aux éditions Menaibuc avec impatience. Sous en entendu qu'il y a une vérité et de multiples mensonges...
JPO : C'est tout à fait cela. Je vous remercie.